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Affiner son vocabulaire

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Il est fréquent de ne pas se faire comprendre parce que le vocabulaire que l’on emploie a une signification différente pour ceux qui nous lisent ou nous écoutent. Pour éviter de fâcheuses incompréhensions avec le jury je vous propose une démarche assez simple. Elle consiste à d'appréhender l'univers des examinateurs afin d’utiliser le même langage qu'eux, quand le projet que l'on présente et la façon que l'on a eu de le traiter s'y prêtent.

Pour vous expliquer cette approche, je vais vous raconter une anecdote. Dans mon projet, j'avais besoin d'évaluer le trafic réseau de mon architecture cible pour définir les caractéristiques techniques des équipements nécessaires. Pour cela, j'ai effectué des campagnes de mesures. Ensuite, à partir de données constructeur, j'ai réalisé des estimations du futur trafic réseau suivant un cycle de 24 heures. Si je n'avais pas parcouru les supports de cours d'un examinateur, je n'aurais pas pensé parler d'une « modélisation » horaire du trafic réseau. Lors de la soutenance, j’ai bien vu que ce mot a parlé au jury.

J'ai donc choisi mon vocabulaire avec soin pour améliorer mes chances. Je pense d'ailleurs que cette démarche est utile pour des autodidactes (les candidats DPE le sont parfois !) car ils n'ont pas acquis tout le vocabulaire académique qui parle aux examinateurs, contrairement à ceux qui ont eu la chance de suivre leurs cours. Evidemment, il arrive que certains candidats ultra-spécialisés aient plus de connaissance que le jury dans un domaine précis. Dans pareil cas, il est préférable de proposer son vocabulaire en l’argumentant. Bref, à vous de voir ce qu’il convient de faire.

Ce préambule passé, voici ma petite méthode. Elle réclame un peu de travail : j'y ai consacré 3 heures par jour durant deux semaines. Il vaut mieux faire cela longtemps avant la soutenance car les CV des examinateurs peuvent s'avérer très impressionnants, au point de faire perdre ses moyens au candidat lors de l'épreuve finale. La démarche est la suivante :

  • Dans un moteur de recherche tel que Google, entrer le nom et le prénom d'un membre du jury,
  • Enregistrer localement tous les documents intéressants (photos, pages web, documents bureautiques, etc.),
  • Lire en diagonale tous les documents trouvés et dresser une fiche synthétisant le profil de l'examinateur (spécialités, réalisations, etc.),
  • Parmi les documents survolés, sélectionner quelques documents particulièrement dignes d'intérêts tels que des supports de cours,
  • Lire attentivement ces documents, apprendre ce qu'il faut en apprendre (comme disait le père de Pagnol « il ne faut jamais manquer une occasion de s’instruire ») et en extraire une liste de concepts et de vocabulaire utiles pour le mémoire,
  • Recommencer l'opération pour chaque membre du jury.

Attention, il faut faire cela avec subtilité : les membres du jury ne doivent pas avoir l'impression de lire leurs ouvrages en étudiant le mémoire. Il ne s'agit pas, non plus, de brosser le jury dans le sens du poil pour se faire apprécier, mais d'acquérir un vocabulaire et des concepts communs avec lui pour mieux se faire entendre.

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Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement, il vaudrait mieux qu'il fût nu.

Khalil GIBRANT

Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.

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